Ma vie en ligne

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Je discutais récemment avec un ami des nombreux services en ligne qui existent aujourd’hui et qui nous facilitent la vie. Plus exactement , nous évoquions les éventuels problèmes de sécurité qu’ils peuvent poser, notamment dans le cadre d’un usage professionnel.
Mon point du vue vis-à-vis des solutions SaaS (Software As A Service) est assez simple : j’utilise uniquement des applications d’éditeurs qui ont pignon sur rue (voir exposition sur Internet, commentaires utilisateurs, fréquence des mises à jour) et qui ont un discours clair sur le niveau de sécurité offert.
De même, je favorise de plus en plus les services dits freemium qui proposent une version gratuite avec des fonctionnalités limitées et que l’on peut mettre à jour vers une version complète moyennant un abonnement. Si je paie un service, j’ai le droit de faire entendre ma voix pour demander telle ou telle évolution, ou même soumettre un incident.
Autre point très important : je souhaite pouvoir utiliser les applications quelle que soit ma plate-forme : fixe (PC ou Mac), mobile (iPhone, iPad, BlackBerry). Ainsi, je retrouve mon « environnement » sur n’importe quel terminal … Je peux m’approprier un simple poste banalisé 🙂

Voici donc un florilège des services que j’utilise :

  • Gestion des signets (ou bookmarks) : Delicious, de Yahoo !
  • Gestion des notes personnelles : Evernote (version payante)
  • Stockage et partage des fichiers personnels et professionnels, y compris photos et vidéos : Sugarsync (version payante)
  • Mails, calendrier, contacts : Gmail de Google (version gratuite … mais vu que j’atteins bientôt la limite de mon compte, je devrais certainement passer à un compte payant)
  • Tâches personnelles : Toodledo (version gratuite)
  • Musique : Spotify (version payante)
  • Liste des choses à lire : Read It Later (version gratuite)
  • Mind Maps : Mindmeister (version payante)

Et vous, faites-vous confiance à des services en ligne ? Lesquels utilisez-vous ?

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2010 sera Chrome … ou ne sera pas !

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En cette fin d’année 2009, Google a enfin annoncé la sortie officielle de son navigateur Chrome pour Mac et Linux. Et surtout, les extensions tant attendues sont arrivées (certes, les 2 dernières plates-formes n’en bénéficient pas encore officiellement mais ça ne saurait tarder).
A présent, les aficionados de Firefox ont enfin une véritable alternative Open Source digne de ce nom (oui, désormais vous pouvez aussi avoir votre bloqueur de pop-ups favoris ou même vous abonner à vos flux RSS favoris). Sans oublier que le moteur Javascript de Chrome est l’un des plus rapides (sinon le plus rapide) et que le navigateur passe le test Acid3 haut la main. Bref un must !
Mais 2010 verra aussi la sortie officielle du système d’exploitation de Google, Chrome OS, qui s’appuie justement très fortement sur le navigateur Chrome. La presse a pu déjà voir les premières moutures officielles et vous pouvez vous amuser d’ores et déjà avec la version Open Source, Chromium OS.
Pour ma part, je n’ai testé pour le moment que le concurrent direct de Chrome OS, à savoir JoliCloud, lancé par le célèbre Tariq Krim. Ce système d’exploitation destiné principalement aux Netbooks (tout comme Chrome OS) utilise le navigateur Web comme centre névralgique et s’inspire très grandement de ce qui a fait le succès de l’iPhone, à savoir son AppStore. Et c’est bougrement rapide !

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2010 marquerait donc le retour des Network Computers ? Peut-être … mais cette fois-ci, les constructeurs et éditeurs ont compris que la mémoire de stockage (magnétique ou électrique) reste nécessaire car le succès se trouve peut-être à la frontière du offline et du online. A suivre donc !

L’intelligence du nombre

Tout consultant est amené chaque jour à organiser des idées pour répondre aux questions et exigences de son client. Dans cette rude tâche, le concept de mind map est fort utile car il permet de représenter visuellement les relations entre idées.

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De nombreux logiciels existent sur le marché. Citons par exemple le très célèbre Mind Manager ou encore un produit Open Source moins riche, Freemind.

Cependant, aussi complets soient-ils, ces logiciels sont plutôt mono-utilisateurs et l’élaboration d’une carte visuelle à plusieurs se fait nécessairement en suivant un workflow séquentiel (chacun édite la map à son tour).

Et c’est là qu’intervient Mindmeister. C’est une solution de mind map en mode SaaS qui permet de travailler simultanément à plusieurs utilisateurs sur la même carte visuelle : les utilisateurs voient en temps réel les modifications des autres. Il existe une version gratuite assez limitée et des versions payantes plus élaborées.

My_First_Mind_Map

Les principales fonctions, outre la conception graphique d’une carte, sont :

  • la notification visuelle des modifications par les utilisateurs en ligne (chacun étant identifié par une couleur différente)
  • la gestion d’un historique complet des modifications et la possibilité de revenir à une carte antérieure
  • la gestion d’un mode offline grâce à Google Gears (fonction payante)
  • l’export dans de nombreux formats dont PDF, RTF, JPG, GIF, PNG et … FreeMind et Mind Manager !

La valeur d’un tel outil est évidente car il symbolise à lui tout seul la notion d’intelligence collaborative : les utilisateurs organisent ensemble des idées. Les principaux cas d’utilisation que je vois sont : le recueil de besoins pour une cahier des charges ou des spécifications, l’élaboration d’un plan produit, d’un business plan, l’organisation d’un événement etc. Chacun y trouvera son intérêt car les membres d’un même groupe de travail ont nécessairement des idées à confronter et à organiser. De plus, le cerveau humain, dans sa grande créativité, n’a pas naturellement cette structuration thématique. C’est d’ailleurs bien ça qui nous distingue des machines, non ? 🙂

Mesh time !

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Microsoft vient enfin d’ouvrir au public la version béta de son service Live Mesh. Jusqu’à présent, elle n’était disponible que pour les utilisateurs américains et anglais.

De quoi s’agit-il exactement ? Eh bien, le principe est relativement simple : Live Mesh vous permet de créer une sorte de réseau entre vos différents terminaux, pour peu qu’ils aient un moyen d’accès à Internet. Sauf qu’ils n’ont pas besoin d’être connectés en permanence puisque vous disposez d’un espace de stockage en ligne (de 5 Go pour le moment).

En effet, le produit s’inscrit dans la philosophie « Software + Services » de Microsoft et s’appuie donc sur les Data Centers du géant de Redmond pour héberger vos données. Et lorsque vous souscrivez au service (à l’aide d’un compte Windows Live ID), vous disposez d’un premier « terminal » qui n’est autre que le « live desktop » ou bureau en ligne :

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Puis vous pouvez ensuite connecter à votre mesh vos terminaux physiques. Pour cela, il vous suffit d’installer le client fourni par Microsoft qui permet de synchroniser les dossiers et fichiers que vous aurez sélectionnés :

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Et c’est là que ça devient intéressant car, outre le support de Windows XP et Vista, on trouve d’ores et déjà un client Mac OS X ! Et Microsoft n’oublie pas les mobiles car un client Windows Mobile 6 est actuellement en test. Parions qu’une application iPhone verra également le jour (la première application Microsoft sur l’App Store ?). En attendant, une version mobile du « live desktop » est accessible à l’adresse https://m.mesh.com.

Pour chacun des dossiers que vous créez sur le mesh, vous avez tout loisir de choisir lesquels de vos terminaux recevront les mises à jour.

Cerise sur le gâteau, Live Mesh propose 2 autres fonctionnalités qui en font un véritable outil collaboratif :

  • dans le cas où 2 PC se trouvent en ligne sur le mesh, vous pouvez activer un partage d’affichage (remote desktop) entre eux.
  • tout dossier de votre mesh peut être partagé avec un collègue (dont vous connaissez l’identifiant Windows Live ID) avec différents niveaux de permissions. Les dossiers partagés apparaissent directement sur le mesh  du collègue.

Bref, je ne peux que vous encourager à tester ce produit qui semble être la première brique d’infrastructure de Windows Azure !

(petite précision : j’ai fait tous mes tests avec Google Chrome et le « live desktop » marche très bien. Seul le partage d’affichage nécessite Internet Explorer car il utilise un contrôle ActiveX).