Twitter pour les masses

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Il y a encore 2 ans, les expressions « DM », « #Hashtag », « #FF » ou encore « @BarackObama » étaient véritablement du chinois pour le commun des mortels. A l’époque, Twitter était alors considéré comme un outil de geek, comme un prolongement des chats d’antan dans les salons IRC, alors que le rival de toujours, Facebook, s’imposait tout doucement dans les chaumières et gagnait le coeur des ados.
Mais voilà, progressivement, le grand public a commencé à s’intéresser de près à cet outil de communication aux règles du jeu assez simples : écrire des messages en moins de 140 caractères.
Aujourd’hui, politiques, journalistes, écrivains, comédiens en sont réellement devenus accros … Twitter permet de créer un lien unique avec « les vrais gens », sans intermédiaire, sans artifice, sans barrière géographique.
On dit même qu’avec Facebook, Twitter a joué un rôle capital dans les révolutions arabes, dans l’élection d’Obama, dans la diffusion d’informations avant la plupart des médias traditionnels (comme le Tsunami au Japon ou même la morte de Michael Jackson ou Whitney Houston). Twitter s’installe même sur les télévisions : le fournisseur Numéricable propose avec sa nouvelle Box de visualiser les Tweets qui parlent du programme en cours …
Cette popularité grandissante s’accompagne nécessairement de dérives inévitables :

  • Diffusion de fausses rumeurs
  • Invectives et agressions verbales en tout genre
  • Réactions à chaud et manque d’analyse par les journalistes sur l’actualité (cf. mon article « le danger du temps réel »)

Alors, chers Twittos, ayez un peu de retenue, faites attention à ce que vous dites (car il est difficile de faire disparaître d’Internet ce qui a été écrit, certains en ont déjà fait les frais) et nous ferons de Twitter un merveilleux outil de dialogue et de découverte !

Dernière chose : par pitié, faites attention à l’orthographe ! Il suffit de consulter le tag #TheVoice pendant la diffusion de l’émission de télé-crochet pour constater à quel point nos jeunes sont fâchés avec la langue française ! Heureusement que @bernarpivot1 guette 😉

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La culture du partage

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Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas nécessairement un grand communicant. Pourtant, je suis un grand amateur des réseaux sociaux, notamment Twitter et Facebook : j’utilise au maximum ces outils pour partager les informations que je trouve les plus pertinentes, dans un domaine professionnel (articles, blogs, liens, annonces, événements) ou plus personnel (vidéos, musiques par exemple).

Et ces partages semblent intéresser ceux qui me font l’honneur de me suivre.

Cela m’a conduit à me poser la question de la notion d’expert en entreprise : l’expert est-il uniquement celui qui est à l’origine de l’information (le rédacteur d’un livre blanc, l’auteur d’un billet de blog) ? Ne peut-on pas cataloguer d’expert également celui qui, par son filtre de connaissance, va diffuser à son réseau les informations les plus pertinentes et éviter leur dilution dans le flot de données ambiant ? (allusion au débat auquel j’ai récemment participé sur le concept d’infobésité [information overload en anglais]).

L’utilisateur qui partage, montre son accord avec le message transféré, amplifie même sa portée, et peut éventuellement le compléter par un commentaire personnel. Pour peu que l’information soit exactement dans les préoccupations de sa communauté / de son réseau, elle y trouvera un écho beaucoup plus favorable que dans son contexte initial.

En faisant une allusion avec le milieu artistique, que serait un jeune peintre talentueux sans le galeriste qui prend le risque de l’exposer ? A mon sens, les deux protagonistes jouent un rôle dans la diffusion du génie créatif.

A chacun de se faire son opinion. Mais surtout, n’hésitez pas à partager ce billet ! 🙂

Le danger du temps réel

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Avant toute chose, je dois me confesser : je suis un grand utilisateur des médias sociaux de tout poil. Bon, pour qui me connaît un tant soit peu, cela ne relèvera pas du scoop 🙂 Mais faute avouée …
Ces derniers temps, l’actualité a été tellement riche que toutes les timelines se sont affolées : révolutions au Moyen-Orient, séisme au Japon, risque d’accident nucléaire, début de campagne présidentielle, affaire DSK, nouveau nuage de cendres islandais … Difficile de suivre !
Ce flot d’informations continu m’a permis de me rendre compte d’une chose : nous ne prenons plus de recul sur les événements, nous ne vivons que dans l’instant présent. L’exemple le plus flagrant a été pendant l’inculpation récente de Dominique Strauss Kahn : les journalistes se contentaient de relater ce qu’ils trouvaient sur Twitter. Mais où est passé l’esprit d’analyse ? l’enquête de fond ?
Ceci est révélateur de notre époque mondialisée où tout va très vite : un événement se produit et quasi-instantanément, l’information est relayée dans le monde entier. Mais l’humain reste l’humain et bien souvent les faits sont amplifiés, déformés, détournés … Il devient vraiment aisé de vérifier le fameux principe de l’effet papillon !
La presse quotidienne a vraiment du mal à suivre. D’ailleurs, le journal gratuit 20 Minutes a déjà programmé la fin de sa version papier pour se consacrer uniquement à la version Web. Symptomatique ? Cela dit, si ce mouvement se généralise, peut-être que cela nous permettra de conserver uniquement une presse plus incisive, qui prendra justement le recul nécessaire vis-à-vis des événements.
Mais le danger de l’instantanéité est présent un peu partout. Prenez le monde de l’entreprise : on demande aux collaborateurs de réagir au quart de tour aux nombreux mails qui inondent leur boîte de réception … surtout quand les collaborateurs sont équipés de smartphones 😉 Ils sont sans cesse interrompus dans leur travail et doivent changer de contexte en permanence. Sont-ils plus efficaces pour autant ? Pas nécessairement.
Finalement, un des enjeux principaux dans les années à venir va être de bâtir des filtres qui nous permettront de réduire les flux d’information pour ne ressortir que l’essentiel voire le nécessaire si l’on parle du monde du travail. Des outils tels que Google News y apportent un début de réponse mais ils n’intègrent pas encore le profil du lecteur dans l’algorithme de tri. Faisons confiance à Google pour améliorer cela dans les années à venir, surtout s’ils nous demandent de renseigner en détail nos profils 😉

Les Américains et la Technologie

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J’ai profité de ces vacances d’été pour découvrir une ville qui m’a toujours fait rêver : New York !
Loin de moi l’idée de vous faire ici le récit touristique de ce petit séjour : ce serait bien fade et rendrait si peu compte de l’énergie qui émane de la Grosse Pomme. De plus, cela n’aurait pas grand chose à voir avec la – ahem – ligne éditoriale de ce blog 😉
En revanche, je voulais simplement vous faire part de quelque chose qui m’avait déjà frappé lors de mon voyage à San Francisco en 2009 : il est étonnant de voir à quel point la technologie fait partie intégrante de la vie des Américains. Vous me direz : au pays de la Silicon Valley, on s’en serait douté !
Ok, les Américains sont à l’origine – avec les Japonais – de la plupart des objets high-tech qui ont émaillé le 20ème et le début du 21ème siècle. Mais là n’est pas mon propos. En France, si quelqu’un sort un iPad dans le métro, tout le monde va le regarder avec curiosité. De même, lorsque l’iPhone est sorti, il était du plus grand chic en Europe de l’arborer fièrement alors que nos opérateurs nationaux ne le proposaient pas encore. Dans notre pays, la technologie est élitiste.
Là-bas, ce n’est pas vraiment la même chose. Quelques exemples concrets qui m’ont frappé :

  • les gens n’hésitent pas à utiliser leur smartphone favori (iPhone, BalckBerry, Android) pour s’orienter dans la rue en utilisant Google Maps et le GPS intégré
  • il n’est pas étonnant de voir une personne d’un certain âge entrer dans une librairie Barnes et Noble pour demander des informations sur le livre électronique Nook
  • justement, au sujet des livres électroniques, il n’est pas surprenant de trouver dans la même rame de métro, deux personnes en train de « bouquiner » sur leur Kindle d’Amazon
  • les publicités pour la compagnie de transport en commun mettent fièrement en avant les flux d’information des différentes lignes via Twitter
  • pour fixer un dîner entre amis, on n’hésite pas à « tchatter » dans la rue pour s’organiser
  • etc …

Certes, toutes ces pratiques arrivent progressivement chez nous mais concernent plutôt les populations les plus jeunes ou les plus « geeks ». Aux Etats-Unis, les gens ont grandi avec la technologie.
Et qu’importe si l’infrastructure mobile est de nettement moins bonne qualité que la nôtre ou si le haut débit n’est pas aussi abordable qu’en France, ce sont surtout les services proposés aux utilisateurs qui ont de la valeur. D’ailleurs, là-bas, on ne dit pas « chercher une information sur quelquq’un » mais « googler quelqu’un » : Internet est absolument incontournable ! Quand on va prendre un café au Starbucks, on profite de la connexion WiFi gratuite pour relever ses derniers mails. Qui aurait pensé que la connexion Internet serait un jour mise sur au même plan qu’une petite serviette en papier 🙂

Tweet tweet tweet … Hourra !

Twitter-Logo

Twitter, Facebook, Linkedin, Plaxo, Plurk, Identica … Si comme moi vous êtes accros aux réseaux sociaux (personnels ou professionnels), vous avez été certainement confrontés à la problématique de la mise à jour des statuts. En effet, chacun de ces systèmes vous demande de décrire en quelques mots ce que vous êtes en train de faire. Enfin, ça, c’est le prétexte, car les statuts personnels sont de plus en plus utilisés pour partager des informations.

Seulement tous vos contacts n’ont pas nécessairement le même outil social privilégié : vos collègues ou clients peuvent vous suivre sur Linkedin alors que vos amis préfèreront Facebook. Les plus affutés vous suivront plutôt sur Twitter.

J’ai donc rapidement cherché un moyen de mettre à jour simultanément mon statut sur l’ensemble de mes comptes. Et inutile de dire que j’ai exclu d’emblée la saisie manuelle multiple !

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C’est alors que je suis tombé sur Ping.Fm : ce service vous permet d’agréger en un seul endroit tous vos services. Il vous suffit ensuite de poster votre statut sur Ping.Fm et celui-ci est propagé vers les différents réseaux. J’ai fonctionné comme cela pendant à peu près un an.

Mais j’étais frustré de devoir utiliser un outil peu répandu alors que Twitter gagnait en popularité. Et qui dit popularité dit grande diversité d’outils : des clients sur PC / Mac comme TweetDeck ou Seesmic Desktop aux très nombreux clients iPhone / iPod Touch comme Nambu ou TwitterFon, en passant par les applications tiers comme TwitPic (partage de photos).

J’ai donc investigué un peu plus et ai enfin trouvé la solution pour que mes posts Twitter soient directement propagés.

Attention : manip réservée aux fous furieux (dont je fais partie !) :

  • Certains services comme Facebook ou Plaxo savent nativement importer les Tweets donc aucun problème pour eux.

twitterfeed

  • Pour les autres réseaux sociaux, j’ai utilisé le très populaire TwitterFeed. Ce service permet, à partir d’un flux RSS, de mettre à jour votre statut sur Twitter ou Ping.Fm dès qu’un nouveau billet est rédigé. Je me suis dit qu’il suffisait en fait de récupérer le flux RSS de mon compte Twitter, de l’injecter dans TwitterFeed pour qu’il mette à jour Ping.Fm. Vous suivez ?

Allez, un petit schéma récapitulatif :

Twitter –> Facebook

             -> Plaxo

             -> TwitterFeed –> Ping.Fm –> Identica

                                                      -> Plurk

                                                      -> Linkedin

Ah, dernière chose, si vous cherchez l’URL du flux RSS de votre Twitter, il suffit d’utiliser la recherche avancée de ce dernier qui a la bonne idée de s’exporter en RSS : http://search.twitter.com/search.rss?q=from:<compte Twitter>

Et voilà 😉