Le cahier numérique

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J’ai déjà souvent eu l’occasion de le mentionner : je suis un très grand utilisateur du logiciel de prise de notes en ligne, Evernote. Toute ma vie numérique s’y trouve, aussi bien sur le volet professionnel que personnel. D’ailleurs, l’application est véritablement devenue indispensable sur les terminaux mobiles (notamment l’iPhone et l’iPad).
Cependant, je ne sais pas si vous êtes comme moi mais il demeure un certain nombre de cas où l’utilisation d’un clavier (qu’il soit physique ou virtuel) apparaît comme un frein pour une prise de notes efficace (réunion en comité restreint, brainstorming, entretien individuel, …).
J’ai tout d’abord essayé d’utiliser un stylet numérique avec mon iPad : le modèle Bamboo de Wacom s’est révélé particulièrement efficace, notamment pour les croquis.
Mais le plaisir d’écrire n’est jamais aussi grand que sur un « vrai » cahier papier avec un stylo. C’est pourquoi, malgré tout, j’ai conservé en parallèle un petit cahier Moleskine qui se glisse parfaitement dans mon cartable, aux côtés de mon iPad. Mais bien évidemment, je suis constamment confronté au problème de la coexistence de mes notes numériques avec mes notes papier.
Vous comprendrez donc sans difficulté mon enthousiasme à la découverte de cette nouvelle : la mise en place d’un partenariat entre mes deux marques fétiches, Evernote et Moleskine 🙂
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A partir du 1er octobre 2012, vous pourrez ainsi faire l’acquisition d’un modèle de Moleskine particulier, le Smart Notebook, qui aura une double particularité :

  • un quadrillage particulier qui facilitera la capture des notes manuscrites par l’application Evernote mobile via l’appareil photo de votre terminal
  • des stickers qui seront interprétés lors de la numérisation et convertis en objets particuliers (Action, Question, etc …)

Sans oublier qu’Evernote permet d’ores et déjà d’effectuer une reconnaissance de caractères sur les images enregistrées. Mais pour une reconnaissance optimale, pas de secret : il faut s’appliquer 😉
Nous verrons bien à l’usage si cette convergence entre le physique et le virtuel est aussi aisée qu’il n’y paraît. Quoi qu’il en soit, j’ai déjà pré-commandé mon Smart Notebook !

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Ma vie en ligne

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Je discutais récemment avec un ami des nombreux services en ligne qui existent aujourd’hui et qui nous facilitent la vie. Plus exactement , nous évoquions les éventuels problèmes de sécurité qu’ils peuvent poser, notamment dans le cadre d’un usage professionnel.
Mon point du vue vis-à-vis des solutions SaaS (Software As A Service) est assez simple : j’utilise uniquement des applications d’éditeurs qui ont pignon sur rue (voir exposition sur Internet, commentaires utilisateurs, fréquence des mises à jour) et qui ont un discours clair sur le niveau de sécurité offert.
De même, je favorise de plus en plus les services dits freemium qui proposent une version gratuite avec des fonctionnalités limitées et que l’on peut mettre à jour vers une version complète moyennant un abonnement. Si je paie un service, j’ai le droit de faire entendre ma voix pour demander telle ou telle évolution, ou même soumettre un incident.
Autre point très important : je souhaite pouvoir utiliser les applications quelle que soit ma plate-forme : fixe (PC ou Mac), mobile (iPhone, iPad, BlackBerry). Ainsi, je retrouve mon « environnement » sur n’importe quel terminal … Je peux m’approprier un simple poste banalisé 🙂

Voici donc un florilège des services que j’utilise :

  • Gestion des signets (ou bookmarks) : Delicious, de Yahoo !
  • Gestion des notes personnelles : Evernote (version payante)
  • Stockage et partage des fichiers personnels et professionnels, y compris photos et vidéos : Sugarsync (version payante)
  • Mails, calendrier, contacts : Gmail de Google (version gratuite … mais vu que j’atteins bientôt la limite de mon compte, je devrais certainement passer à un compte payant)
  • Tâches personnelles : Toodledo (version gratuite)
  • Musique : Spotify (version payante)
  • Liste des choses à lire : Read It Later (version gratuite)
  • Mind Maps : Mindmeister (version payante)

Et vous, faites-vous confiance à des services en ligne ? Lesquels utilisez-vous ?

Une vague de fond ?

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Je ne sais pas si vous avez pu goûter comme moi à Google Wave mais je tenais à vous faire part ici de quelques réflexions.
Comme à mon habitude, je serai nettement plus mesuré que la plupart des premiers utilisateurs de ce service qui entend révolutionner le mail. Plus mesuré que ceux qui voient en Wave une véritable révolution informatique. Mais plus mesuré également que ceux qui crient au scandale et trouvent l’outil horriblement compliqué.

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Certes, l’interface de Google Wave est assez déroutante de prime abord, surtout dès que le nombre de participants à une « wave » (ou « vague » de conversation) commence à être assez conséquent. Je trouve qu’il est difficile de lire le document résultant des participations des uns et des autres. Certes, on voit tout de suite un lien de parenté avec Gmail et son mode d’affichage des mails sous forme de conversations; mais là, comme il n’y a plus vraiment de notion d’affichage linéaire, c’est assez déroutant.
En fait, je dirais qu’on sent réellement le potentiel latent de l’outil mais c’est encore un diamant brut …
Le fait aussi que l’application ne possède pas de système de notification par mail (lorsqu’une Wave est modifiée par exemple) est assez pénible. Je veux bien que Wave devienne le remplaçant de la messagerie à l’avenir … mais c’est loin d’être encore le cas. Il faudrait par exemple s’inspirer du système de notifications de Facebook : au début, c’était utile car Facebook n’était pas très populaire et l’on n’y venait pas très régulièrement mais à présent, les notifications par mail sont presque devenues inutiles tant l’outil s’est imposé.
Je sais bien que Google Wave a également d’autres ambitions : il est évident qu’il prépare aussi une nouvelle génération d’applications collaboratives. Il suffit de voir les annonces récentes de SAP, SalesForce et Novell.
Bref, nous n’en sommes qu’au début et je ne demande qu’à voir comment Wave va évoluer. Espérons seulement qu’il ne prenne pas l’eau 🙂

Tweet tweet tweet … Hourra !

Twitter-Logo

Twitter, Facebook, Linkedin, Plaxo, Plurk, Identica … Si comme moi vous êtes accros aux réseaux sociaux (personnels ou professionnels), vous avez été certainement confrontés à la problématique de la mise à jour des statuts. En effet, chacun de ces systèmes vous demande de décrire en quelques mots ce que vous êtes en train de faire. Enfin, ça, c’est le prétexte, car les statuts personnels sont de plus en plus utilisés pour partager des informations.

Seulement tous vos contacts n’ont pas nécessairement le même outil social privilégié : vos collègues ou clients peuvent vous suivre sur Linkedin alors que vos amis préfèreront Facebook. Les plus affutés vous suivront plutôt sur Twitter.

J’ai donc rapidement cherché un moyen de mettre à jour simultanément mon statut sur l’ensemble de mes comptes. Et inutile de dire que j’ai exclu d’emblée la saisie manuelle multiple !

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C’est alors que je suis tombé sur Ping.Fm : ce service vous permet d’agréger en un seul endroit tous vos services. Il vous suffit ensuite de poster votre statut sur Ping.Fm et celui-ci est propagé vers les différents réseaux. J’ai fonctionné comme cela pendant à peu près un an.

Mais j’étais frustré de devoir utiliser un outil peu répandu alors que Twitter gagnait en popularité. Et qui dit popularité dit grande diversité d’outils : des clients sur PC / Mac comme TweetDeck ou Seesmic Desktop aux très nombreux clients iPhone / iPod Touch comme Nambu ou TwitterFon, en passant par les applications tiers comme TwitPic (partage de photos).

J’ai donc investigué un peu plus et ai enfin trouvé la solution pour que mes posts Twitter soient directement propagés.

Attention : manip réservée aux fous furieux (dont je fais partie !) :

  • Certains services comme Facebook ou Plaxo savent nativement importer les Tweets donc aucun problème pour eux.

twitterfeed

  • Pour les autres réseaux sociaux, j’ai utilisé le très populaire TwitterFeed. Ce service permet, à partir d’un flux RSS, de mettre à jour votre statut sur Twitter ou Ping.Fm dès qu’un nouveau billet est rédigé. Je me suis dit qu’il suffisait en fait de récupérer le flux RSS de mon compte Twitter, de l’injecter dans TwitterFeed pour qu’il mette à jour Ping.Fm. Vous suivez ?

Allez, un petit schéma récapitulatif :

Twitter –> Facebook

             -> Plaxo

             -> TwitterFeed –> Ping.Fm –> Identica

                                                      -> Plurk

                                                      -> Linkedin

Ah, dernière chose, si vous cherchez l’URL du flux RSS de votre Twitter, il suffit d’utiliser la recherche avancée de ce dernier qui a la bonne idée de s’exporter en RSS : http://search.twitter.com/search.rss?q=from:<compte Twitter>

Et voilà 😉

L’intelligence du nombre

Tout consultant est amené chaque jour à organiser des idées pour répondre aux questions et exigences de son client. Dans cette rude tâche, le concept de mind map est fort utile car il permet de représenter visuellement les relations entre idées.

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De nombreux logiciels existent sur le marché. Citons par exemple le très célèbre Mind Manager ou encore un produit Open Source moins riche, Freemind.

Cependant, aussi complets soient-ils, ces logiciels sont plutôt mono-utilisateurs et l’élaboration d’une carte visuelle à plusieurs se fait nécessairement en suivant un workflow séquentiel (chacun édite la map à son tour).

Et c’est là qu’intervient Mindmeister. C’est une solution de mind map en mode SaaS qui permet de travailler simultanément à plusieurs utilisateurs sur la même carte visuelle : les utilisateurs voient en temps réel les modifications des autres. Il existe une version gratuite assez limitée et des versions payantes plus élaborées.

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Les principales fonctions, outre la conception graphique d’une carte, sont :

  • la notification visuelle des modifications par les utilisateurs en ligne (chacun étant identifié par une couleur différente)
  • la gestion d’un historique complet des modifications et la possibilité de revenir à une carte antérieure
  • la gestion d’un mode offline grâce à Google Gears (fonction payante)
  • l’export dans de nombreux formats dont PDF, RTF, JPG, GIF, PNG et … FreeMind et Mind Manager !

La valeur d’un tel outil est évidente car il symbolise à lui tout seul la notion d’intelligence collaborative : les utilisateurs organisent ensemble des idées. Les principaux cas d’utilisation que je vois sont : le recueil de besoins pour une cahier des charges ou des spécifications, l’élaboration d’un plan produit, d’un business plan, l’organisation d’un événement etc. Chacun y trouvera son intérêt car les membres d’un même groupe de travail ont nécessairement des idées à confronter et à organiser. De plus, le cerveau humain, dans sa grande créativité, n’a pas naturellement cette structuration thématique. C’est d’ailleurs bien ça qui nous distingue des machines, non ? 🙂

Mesh time !

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Microsoft vient enfin d’ouvrir au public la version béta de son service Live Mesh. Jusqu’à présent, elle n’était disponible que pour les utilisateurs américains et anglais.

De quoi s’agit-il exactement ? Eh bien, le principe est relativement simple : Live Mesh vous permet de créer une sorte de réseau entre vos différents terminaux, pour peu qu’ils aient un moyen d’accès à Internet. Sauf qu’ils n’ont pas besoin d’être connectés en permanence puisque vous disposez d’un espace de stockage en ligne (de 5 Go pour le moment).

En effet, le produit s’inscrit dans la philosophie « Software + Services » de Microsoft et s’appuie donc sur les Data Centers du géant de Redmond pour héberger vos données. Et lorsque vous souscrivez au service (à l’aide d’un compte Windows Live ID), vous disposez d’un premier « terminal » qui n’est autre que le « live desktop » ou bureau en ligne :

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Puis vous pouvez ensuite connecter à votre mesh vos terminaux physiques. Pour cela, il vous suffit d’installer le client fourni par Microsoft qui permet de synchroniser les dossiers et fichiers que vous aurez sélectionnés :

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Et c’est là que ça devient intéressant car, outre le support de Windows XP et Vista, on trouve d’ores et déjà un client Mac OS X ! Et Microsoft n’oublie pas les mobiles car un client Windows Mobile 6 est actuellement en test. Parions qu’une application iPhone verra également le jour (la première application Microsoft sur l’App Store ?). En attendant, une version mobile du « live desktop » est accessible à l’adresse https://m.mesh.com.

Pour chacun des dossiers que vous créez sur le mesh, vous avez tout loisir de choisir lesquels de vos terminaux recevront les mises à jour.

Cerise sur le gâteau, Live Mesh propose 2 autres fonctionnalités qui en font un véritable outil collaboratif :

  • dans le cas où 2 PC se trouvent en ligne sur le mesh, vous pouvez activer un partage d’affichage (remote desktop) entre eux.
  • tout dossier de votre mesh peut être partagé avec un collègue (dont vous connaissez l’identifiant Windows Live ID) avec différents niveaux de permissions. Les dossiers partagés apparaissent directement sur le mesh  du collègue.

Bref, je ne peux que vous encourager à tester ce produit qui semble être la première brique d’infrastructure de Windows Azure !

(petite précision : j’ai fait tous mes tests avec Google Chrome et le « live desktop » marche très bien. Seul le partage d’affichage nécessite Internet Explorer car il utilise un contrôle ActiveX).

Notez tout … partout !

Lorsqu’il s’agit de prendre des notes en séance (réunion, brainstorming, conversation téléphonique), j’utilise depuis 2003 le sublime logiciel OneNote de la suite Office de Microsoft. Très complet et intuitif, il répond véritablement à mon besoin.

Oui mais – car il y a un mais – avec la multiplication actuelle des périphériques (PC fixe, PC portable, Netbook, PDA, Smartphone etc …), il devient difficile d’avoir accès à ses notes en toute situation.

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C’est alors qu’a vu le jour le service Evernote. Je parle de service, plus que de logiciel, car Evernote, c’est :

  • Un site Web
  • Un site mobile
  • Une application Windows
  • Une application Mac OS
  • Une application iPhone / iPod Touch

Tout ce petit monde vous permet de saisir des notes dans différents blocs-notes virtuels, de les tagger et surtout vous permet de consulter les notes précédemment rédigées (quel que soit le support).

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La version gratuite du service vous alloue 40 Mo de stockage par mois (déjà pas mal pour du texte) mais vous pouvez passer à 500 Mo moyennant un abonnement annuel ou mensuel (5$ par mois ou 45 par an).

Certes la saisie de notes dans Evernote (du moins la version Windows) n’est pas aussi conviviale que dans OneNote mais on remarque déjà un certain nombre de bonnes idées : indexation locale des notes pour une recherche instantanée, possibilité de « Webclipper » directement une page depuis son navigateur etc …

En ce qui me concerne, c’est la solution idéale pour partager mes notes entre mon laptop professionnel, mon Netbook eeePC, mon smartphone Samsung ou mon iPod Touch. Je crois que je n’aurai plus aucune excuse pour oublier quelque chose : mes notes seront toujours disponibles « on the cloud » 😉