Le danger du temps réel

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Avant toute chose, je dois me confesser : je suis un grand utilisateur des médias sociaux de tout poil. Bon, pour qui me connaît un tant soit peu, cela ne relèvera pas du scoop 🙂 Mais faute avouée …
Ces derniers temps, l’actualité a été tellement riche que toutes les timelines se sont affolées : révolutions au Moyen-Orient, séisme au Japon, risque d’accident nucléaire, début de campagne présidentielle, affaire DSK, nouveau nuage de cendres islandais … Difficile de suivre !
Ce flot d’informations continu m’a permis de me rendre compte d’une chose : nous ne prenons plus de recul sur les événements, nous ne vivons que dans l’instant présent. L’exemple le plus flagrant a été pendant l’inculpation récente de Dominique Strauss Kahn : les journalistes se contentaient de relater ce qu’ils trouvaient sur Twitter. Mais où est passé l’esprit d’analyse ? l’enquête de fond ?
Ceci est révélateur de notre époque mondialisée où tout va très vite : un événement se produit et quasi-instantanément, l’information est relayée dans le monde entier. Mais l’humain reste l’humain et bien souvent les faits sont amplifiés, déformés, détournés … Il devient vraiment aisé de vérifier le fameux principe de l’effet papillon !
La presse quotidienne a vraiment du mal à suivre. D’ailleurs, le journal gratuit 20 Minutes a déjà programmé la fin de sa version papier pour se consacrer uniquement à la version Web. Symptomatique ? Cela dit, si ce mouvement se généralise, peut-être que cela nous permettra de conserver uniquement une presse plus incisive, qui prendra justement le recul nécessaire vis-à-vis des événements.
Mais le danger de l’instantanéité est présent un peu partout. Prenez le monde de l’entreprise : on demande aux collaborateurs de réagir au quart de tour aux nombreux mails qui inondent leur boîte de réception … surtout quand les collaborateurs sont équipés de smartphones 😉 Ils sont sans cesse interrompus dans leur travail et doivent changer de contexte en permanence. Sont-ils plus efficaces pour autant ? Pas nécessairement.
Finalement, un des enjeux principaux dans les années à venir va être de bâtir des filtres qui nous permettront de réduire les flux d’information pour ne ressortir que l’essentiel voire le nécessaire si l’on parle du monde du travail. Des outils tels que Google News y apportent un début de réponse mais ils n’intègrent pas encore le profil du lecteur dans l’algorithme de tri. Faisons confiance à Google pour améliorer cela dans les années à venir, surtout s’ils nous demandent de renseigner en détail nos profils 😉

Supprimer les mails, c’est possible ?

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Cette nouvelle n’est certainement pas passée inaperçue : le PDG de ma société a jeté un pavé dans la mare en annonçant début février 2011 qu’il nous donnait 3 ans pour supprimer les mails internes !
Après 15 ans d’Internet, cette décision peut paraître a priori insolite, faire sourire même, tant les emails ont pris une importance considérable dans les échanges entre les collaborateurs.
Ce qui est mis en avant dans le communiqué de presse, c’est avant tout le problème « d’infobésité », c’est-à-dire la difficulté à traiter un volume trop grand d’informations. Si je prends mon cas personnel, je dois recevoir entre 300 et 400 mails par semaine (professionnels et personnels) !! Certes, il n’est pas aisé dans ces conditions de pouvoir traiter correctement l’ensemble de ces données entrantes, même si l’on est un adepte comme moi de la méthode GTD.
Mais il me semble que le problème est vraiment ailleurs : nous sommes dans une société d’hyper-communication, et il n’est donc pas surprenant que notre messagerie d’entreprise en soit le parfait reflet. Ce qui me paraît finalement plus problématique, c’est que mail est utilisé à des fins très différentes qui ne nécessitent pas le même niveau d’attention, le même temps de traitement ou le même type d’action.
En effet, si l’on analyse très rapidement les principaux usages du mail, on trouvera :

  • Des échanges de documents (pour relecture, correction, validation, …)
  • Une formalisation de process métier (demande de congés, note de frais)
  • La traçabilité d’une opération (conservation d’une trace)
  • La demande d’action (relation encadrant / encadré)
  • La diffusion d’informations
  • Des échanges complètement informels

La difficulté de traitement du mail vient donc du fait qu’il faut avoir plusieurs niveaux de lecture au sein du même outil.
Alors, la solution ne serait-elle pas finalement de reporter tous ces différents usages dans les outils dédiés de l’entreprise : la GED, la plate-forme collaborative, l’application métier (CRM, ERP, BI), la messagerie instantanée. Oui mais en éclatant ainsi l’information, on perd 2 vertus essentielles du mail :

  • Le système de notifications (ou d’alertes) : l’information vient à nous
  • La convergence des données : tout se trouve en un endroit unique

Si l’on veut retrouver ces deux notions, il faut donc pouvoir recréer une sorte d’épine dorsale numérique sur laquelle viendraient se greffer les différents outils mentionnés ci-avant. Et c’est justement là qu’entre en jeu le réseau social d’entreprise.
Le bon exemple côté grand public, c’est bien entendu Facebook (encore lui :-)) : beaucoup d’utilisateurs (dont je fais partie) se servent de Facebook pour agréger des micro-messages en provenance de Twitter, des vidéos de Youtube, des photos de FlickR, des blogs, des liens. Et pour les échanges informels interpersonnels, Facebook a même récemment fusionné sa fonction de chat avec sa fonction de messages.
Pour ce qui est des notifications, il existe des clients pour toutes les plates-formes (fixes ou mobiles) qui permettent d’afficher un message lorsqu’une nouvelle information nous concernant est postée.
Il suffirait donc de transposer cette même logique dans l’entreprise : créer une sorte de « hub » proposant une série de connecteurs pour les applications de l’entreprise (verticales ou horizontales). Mais il faudrait aller plus loin et permettre de pousser du contenu directement depuis ce hub vers les applications.
Ainsi, en aucune manière, il ne s’agit de réduire le volume de contenu : en fait, il faut mieux l’organiser et l’entreposer là où il fait vraiment sens. Et le réseau social permet d’assurer une cohérence entre l’ensemble des « information repositories ». On peut décider de s’abonner à telle ou telle publication, tout échange est tracé. Et il est nettement plus simple d’appliquer un filtre sur des informations (ex. : « je souhaite afficher toutes les publications en provenance du CRM ») si l’on veut se focaliser sur un sujet en particulier.
Le réseau social facilite également la diffusion d’un message direct d’un utilisateur vers une communauté ciblée : on va donc plus loin que le mail car si un employé rejoint après coup ladite communauté, il peut récupérer tout l’historique des échanges (ce qui est impossible avec la messagerie).
Cette approche sera-t-elle retenue par ma société ? L’avenir nous le dira. En tout cas, c’est un beau défi pour les gestionnaires d’information que nous sommes 🙂

Le son et l’image sans fil !

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Je découvre petit à petit les vertus de ma récente acquisition, l’Apple TV.
Je passerai assez vite sur toutes les fonctions qui sont très bien décrites par Apple (catalogue VOD avec une belle sélection en HD, bandes-annonces des films à venir, accès à Youtube ou FlickR, lecture de vos contenus iTunes), de même que sur l’interface hyper-léchée de cette déclinaison de iOS optimisée pour votre téléviseur. Sachez aussi que si vous êtes possesseur d’iPhone ou d’iPad, vous pouvez utiliser votre terminal mobile pour piloter l’Apple TV grâce à l’application Remote 🙂
Mais ce qui fait selon moi tout le charme de l’Apple TV, c’est la fonction AirPlay intégrée nativement. Cette technologie vous permet, grâce à votre réseau sans fil, de transmettre de façon très simple sur votre télévision les chansons que vous écoutez depuis votre iTunes, votre iPhone ou votre iPad. Cela fonctionne bien entendu avec les applications natives d’Apple mais d’autres éditeurs ont également rendu leurs applications compatibles. C’est précisément le cas de l’excellent Spotify (sur iOS, pas encore sur Mac ou PC).
Mais cela fonctionne également avec la vidéo ! Et là, tous ceux qui ont un jour souffert pour connecter un ordinateur à une télé (en haute définition s’il vous plaît) comprendront à quel point cette « petite » fonctionnalité est particulièrement intéressante.
Gageons que de nombreux autres éditeurs de logiciels rallieront le mouvement AirPlay ! A quand le 0 fil absolu ? 😉

Ma vie en ligne

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Je discutais récemment avec un ami des nombreux services en ligne qui existent aujourd’hui et qui nous facilitent la vie. Plus exactement , nous évoquions les éventuels problèmes de sécurité qu’ils peuvent poser, notamment dans le cadre d’un usage professionnel.
Mon point du vue vis-à-vis des solutions SaaS (Software As A Service) est assez simple : j’utilise uniquement des applications d’éditeurs qui ont pignon sur rue (voir exposition sur Internet, commentaires utilisateurs, fréquence des mises à jour) et qui ont un discours clair sur le niveau de sécurité offert.
De même, je favorise de plus en plus les services dits freemium qui proposent une version gratuite avec des fonctionnalités limitées et que l’on peut mettre à jour vers une version complète moyennant un abonnement. Si je paie un service, j’ai le droit de faire entendre ma voix pour demander telle ou telle évolution, ou même soumettre un incident.
Autre point très important : je souhaite pouvoir utiliser les applications quelle que soit ma plate-forme : fixe (PC ou Mac), mobile (iPhone, iPad, BlackBerry). Ainsi, je retrouve mon « environnement » sur n’importe quel terminal … Je peux m’approprier un simple poste banalisé 🙂

Voici donc un florilège des services que j’utilise :

  • Gestion des signets (ou bookmarks) : Delicious, de Yahoo !
  • Gestion des notes personnelles : Evernote (version payante)
  • Stockage et partage des fichiers personnels et professionnels, y compris photos et vidéos : Sugarsync (version payante)
  • Mails, calendrier, contacts : Gmail de Google (version gratuite … mais vu que j’atteins bientôt la limite de mon compte, je devrais certainement passer à un compte payant)
  • Tâches personnelles : Toodledo (version gratuite)
  • Musique : Spotify (version payante)
  • Liste des choses à lire : Read It Later (version gratuite)
  • Mind Maps : Mindmeister (version payante)

Et vous, faites-vous confiance à des services en ligne ? Lesquels utilisez-vous ?

Avec Windows Phone 7, Microsoft joue sa dernière carte mobile !

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Depuis l’apparition de l’iPhone en 2007, je me suis souvent demandé pourquoi Microsoft avait laissé son rival historique prospérer dans le secteur mobile sans réagir …
Peut-être qu’alors, trop confiant dans son système Windows Mobile qui avait fini par avoir la peau de Palm OS (on se souvient du revirement de Palm qui avait lancé un Treo Windows), Microsoft a manqué de discernement et n’a pas vu que le vent était en train de tourner. Arrogance ? Manque d’innovation ?
D’ailleurs, si l’on regarde l’évolution du système Windows Mobile sur les 10 dernières années, on notera finalement assez peu de changements. Entre le Pocket PC de 2002 et le Windows Mobile 6.5 de 2009, il n’y a pas tant de différences que cela et le principe de navigation (avec le fameux bouton « Windows » :-)) reste globalement le même.
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C’est peut-être là la principale erreur de Microsoft : ne pas avoir vu que les tendances ont changé, que les utilisateurs ont mûri, que l’accès nomade à Internet s’est démocratisé … et surtout que les consommateurs ne veulent pas d’un PC dans la poche. Le smartphone est un terminal à part entière.

Il aura donc fallu 4 iPhone chez Apple, l’apparition du système libre Android de Google (très proche de l’iPhone) pour que Microsoft se décide enfin à revoir sa copie et sortir un système totalement novateur.

Windows Phone 7 fait table rase de Windows Mobile et s’inspire plutôt du système d’exploitation du Zune (le concurrent malheureux de l’iPod). Son interface utilisateur de toute beauté risque tout de même d’en dérouter plus d’un (moi le premier j’en ai peur) mais elle a le mérite de présenter une véritable rupture avec les smartphones actuels. En revanche, le nouveau système fait la part belle aux applications via une place de marché telle que celle que proposent les concurrents.
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Alors, la puissance de feu de Microsoft sera-t-elle suffisante pour imposer un nouveau système d’exploitation mobile ? Les iPhone et Android sont-ils vraiment menacés ? Affaire à suivre donc ! Mais souhaitons tout de même bienvenue à Windows Phone 7 🙂

Les Américains et la Technologie

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J’ai profité de ces vacances d’été pour découvrir une ville qui m’a toujours fait rêver : New York !
Loin de moi l’idée de vous faire ici le récit touristique de ce petit séjour : ce serait bien fade et rendrait si peu compte de l’énergie qui émane de la Grosse Pomme. De plus, cela n’aurait pas grand chose à voir avec la – ahem – ligne éditoriale de ce blog 😉
En revanche, je voulais simplement vous faire part de quelque chose qui m’avait déjà frappé lors de mon voyage à San Francisco en 2009 : il est étonnant de voir à quel point la technologie fait partie intégrante de la vie des Américains. Vous me direz : au pays de la Silicon Valley, on s’en serait douté !
Ok, les Américains sont à l’origine – avec les Japonais – de la plupart des objets high-tech qui ont émaillé le 20ème et le début du 21ème siècle. Mais là n’est pas mon propos. En France, si quelqu’un sort un iPad dans le métro, tout le monde va le regarder avec curiosité. De même, lorsque l’iPhone est sorti, il était du plus grand chic en Europe de l’arborer fièrement alors que nos opérateurs nationaux ne le proposaient pas encore. Dans notre pays, la technologie est élitiste.
Là-bas, ce n’est pas vraiment la même chose. Quelques exemples concrets qui m’ont frappé :

  • les gens n’hésitent pas à utiliser leur smartphone favori (iPhone, BalckBerry, Android) pour s’orienter dans la rue en utilisant Google Maps et le GPS intégré
  • il n’est pas étonnant de voir une personne d’un certain âge entrer dans une librairie Barnes et Noble pour demander des informations sur le livre électronique Nook
  • justement, au sujet des livres électroniques, il n’est pas surprenant de trouver dans la même rame de métro, deux personnes en train de « bouquiner » sur leur Kindle d’Amazon
  • les publicités pour la compagnie de transport en commun mettent fièrement en avant les flux d’information des différentes lignes via Twitter
  • pour fixer un dîner entre amis, on n’hésite pas à « tchatter » dans la rue pour s’organiser
  • etc …

Certes, toutes ces pratiques arrivent progressivement chez nous mais concernent plutôt les populations les plus jeunes ou les plus « geeks ». Aux Etats-Unis, les gens ont grandi avec la technologie.
Et qu’importe si l’infrastructure mobile est de nettement moins bonne qualité que la nôtre ou si le haut débit n’est pas aussi abordable qu’en France, ce sont surtout les services proposés aux utilisateurs qui ont de la valeur. D’ailleurs, là-bas, on ne dit pas « chercher une information sur quelquq’un » mais « googler quelqu’un » : Internet est absolument incontournable ! Quand on va prendre un café au Starbucks, on profite de la connexion WiFi gratuite pour relever ses derniers mails. Qui aurait pensé que la connexion Internet serait un jour mise sur au même plan qu’une petite serviette en papier 🙂

Et la tablette fut !

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Si vous commencez à me connaître un peu, cela ne vous surprendra pas d’apprendre que je viens de faire l’acquisition d’un iPad 🙂
Et à la demande générale, je vais tenter de vous livrer ici mes premiers retours.
Je signale que j’ai jeté mon dévolu sur un modèle « milieu de gamme », à savoir le modèle 32 Go WiFi. Je me serais bien laissé tenter par le modèle avec 3G mais la souscription d’un nouvel abonnement data auprès de mon opérateur m’a rebuté.

Première impression
Il est évident qu’en sortant l’appareil de sa boîte et en l’allumant pour la première fois, on ne puisse s’empêcher de penser : « mais c’est un iPod Touch géant ! » Cette impression est vite dissipée lorsque l’on commence à manipuler l’iPad.
Ce qui surprend au premier abord, c’est la finesse de l’appareil et l’écran de toute beauté. Rien à voir avec celui de l’iPhone : il est extrêmement lumineux et offre un grand angle de vision. L’appareil est idéal pour consulter des éléments multimédia (photos et vidéos). Je doute cependant qu’en plein soleil, l’appareil soit correctement utilisable.
En revanche, l’appareil est lourd et il est fatigant de le tenir à bout de bras. Je me suis empressé de lui adjoindre une housse multifonctions qui permet de le maintenir en position verticale lorsque l’on regarde une vidéo :
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Ce qui surprend également, c’est que le multitouch prend tout son sens sur l’écran de 9 pouces. Imaginez que l’on peut utiliser ses 10 doigts simultanément !

Principales utilisations
Malgré tout ce que peuvent dire les spécialistes, l’iPad reprend, selon moi, ce qui a fait le succès des netbooks, tout en apportant une autre dimension. Je ne dirais pas, comme Steve Jobs l’a laissé entendre, que l’iPad est une complète révolution. Mais il représente une évolution logique de l’informatique : tout un chacun peut avoir Internet au bout des doigts, sans forcément être un High-Tech Guru !
Personnellement, j’utilise l’iPad pour ce qu’il sait bien faire :

  • Lire la presse
  • Lire des livres électroniques
  • Surfer sur Internet (sans avoir à démarrer son portable et sur un écran nettement plus grand et lisible que celui de l’iPhone)
  • Lire mes mails et accéder aux pièces jointes
  • Prendre des notes
  • Rédiger des documents ou des présentations relativement simples

Pour ces derniers usages, je dois dire que j’ai été particulièrement surpris pas le clavier virtuel complètement fonctionnel. Pas la peine d’investir dans le clavier physique Apple.
Je me dis que l’appareil est tout à fait suffisant pour partir en vacances. En revanche, je pense que j’investirai dans le fameux kit photo qui permet de décharger la carte SD de son appareil numérique.

Les applications indispensables
Tout comme l’iPhone, ce qui fait le succès de l’iPad, ce sont les applications et les contenus. Voici donc ma sélection :

  • Informations / Presse / Veille :
    • NewsRack (payante) : lecteur RSS sublime, synchronisable avec Google Reader
    • New York Times Editor’s Choice (gratuite) : pas la version complète du NY Times (qui est payante) mais une sélection d’articles
    • USA Today (gratuite) : véritable journal multimedia, l’avenir de la Presse selon moi
    • BFM TV HD (gratuite) : accès aux journaux vidéos de la chaîne
    • France 24 (gratuite) : idéal pour se tenir au courant de ce qui se passe en France lorsque l’on voyage
    • IMDB (gratuite) : complément idéal du site d’information sur le cinéma
    • Zinio (gratuite) : kiosque virtuel qui vous permet d’acheter les versions numériques de vos journaux favoris (beaucoup de journaux français disponibles). Indispensable !
    • GoodReader (payante) : sublime lecteur de PDF (et d’autres formats) qui propose nettement plus d’options que le viewer natif (extraction automatique de texte, filtre anti-fatigue etc…). Notez également que le logiciel vous permet de vous connecter à votre compte Box.Net, Google Docs ou même IMAP (pour mettre vos pièces jointes de côté).
  • Livres :
    • iBooks (gratuite) : l’application fournie par Apple. Pour le moment, je n’ai téléchargé que des livres gratuits (libres de droit) mais en faisant un tout sur l’iBookStore, on découvre d’ores et déjà une belle offre de livres (un peu trop chers à mon goût)
    • Kindle (gratuite) : l’alternative d’Amazon. Pas encore vraiment testé car on ne peut acheter que des livres US, du moins pour le moment
    • Stanza (gratuite) : un autre lecteur qui permet de se connecter à différentes source de livres
  • Productivité :
    • Toodledo (payante) : gestion des tâches personnelles
    • Evernote (gratuite) : gestion de notes (cette version est graphiquement sublime)
    • Pages (payante) : le traitement de texte d’Apple, extrêmement bien conçu, qui permet d’exporter vos productions au format .doc
    • Keynote (payante) : le « PowerPoint killer », déroutant pour ceux qui ne connaissent pas la version Mac, mais d’une richesse impressionnante (les transitions entre slides sont sublimes)
    • Sugarsync (gratuites) : si vous utilisez le système de stockage en ligne du même nom, ce logiciel est indispensable pour naviguer dans vos sauvegardes
    • WordPress (gratuite) : gestionnaire de blog, un peu limité à mon goût
  • Loisir :
    • Virtuoso (gratuite) : un « vrai » piano avec un son plus qu’honorable et une prise en main assez simple
    • Shazam (gratuite) : on ne présente plus ce logiciel incontournable de reconnaissance de musique
    • Spotify (gratuite) : même si l’application n’est pas encore adaptée à l’écran de l’iPad, elle permet aux possesseurs d’un compte Premium d’accéder à leurs playlists et surtout de les stocker pour une écoute en mode déconnecté
    • Tap Tap Radiation (gratuite) : un jeu musical de toute beauté qui surfe sur le succès de Guitar Hero

J’ai encore beaucoup d’autres applications mais je ne peux parler de tout. Chacun se fera sa propre sélection en fonction de ses centres d’intérêt.Les points faibles
A ce jour, seuls quelques points s’avèrent regrettables :

  • l’absence d’une webcam (dommage, pas de Visio, même si Skype fonctionne très bien en audio)
  • l’absence de ports USB pour pouvoir y coller un disque dur externe par exemple (peut-être que le fameux kit photo corrige le problème mais je pense qu’on ne peut transférer que des photos)
  • les applications initialement conçues pour l’iPhone qui s’exécutent sur l’iPad mais dans une toute petite fenêtre. Vous pouvez zoomer sur cette fenêtre mais au prix d’une distorsion de l’image relativement moche. Mauvais point là ! Certes les éditeurs adaptent progressivement leurs applications mais certains en profitent pour rendre payantes celles qui étaient gratuites sur l’iPhone.
  • la frilosité de la Presse française à proposer des contenus gratuits : par exemple l’application Le Monde est payante alors que Safari permet de naviguer sans problème sur le site Web du journal. L’approche du NY Times est la bonne à mon avis : proposer gratuitement une sélection d’articles et laisser payant l’accès au journal complet. Mais on voit bien que le modèle économique de la presse numérique n’est pas encore bien défini. Cela va changer avec le temps …

En conclusion, je dirais que je suis vraiment satisfait de mon achat. Il est évident qu’il n’est pas parfait et qu’un second modèle corrigera certains problèmes. De plus, celui-ci arrivera certainement dans un marché plus mûr. Mais je recommande l’iPad pour ceux qui cherchent un terminal d’appoint, à « jeter » négligemment sur la table du salon 🙂